L'antiquité Bordeaux fut fondée au IIIe siècle av. J.C. par les Bituriges Vivisques un peuple Gaulois venue de Bourges qui faisait commerce de l'étain. Elle n'est pas née du fait de l'emplacement du site puisqu'elle était alors situé dans un endroit de marécage pestilentiel mais plutôt pour sa position stratégique avec l'océan. En 56 av. J.C. elle accueille l'un des lieutenants de César qui fit construire aqueduc, amphithéâtre, curie et temple. La cité est alors un comptoir de commerce via son port par lequel on achemine étain et plomb par la Loire la Loire et les ports de l'Empire Romain. Durant la seconde partie du premier siècle, Burdigala prospère en devenant l'une des cités les plus développé de la Gaule. Entre 40 et 60 sont implantés les premiers vignobles de la ville. En 70 elle devint capitale administrative de l'Aquitaine par l'empereur Vespasien et elle continuera de croitre sous l'ère des Sévères (jusqu'en 235). De cette époque illustre datent le palais Galien et le forum dont il reste des vestiges aujourd'hui encore. A partir de 271 la ville sera durement touchée par la révolte Gaullienne ainsi que par les invasions Barbares. Mais elle se relèvera et fut construit un castrum de 740 m sur 480 dont 5 m d'épaisseur de mur. La ville va prospérer grâce à son port qui vit transiter toute sortes de marchandises dont principalement du suif, du cire, du poix et du fameux papyrus. elle s'illustre également pour avoir abrité des poète chrétiens tel que Ausne (309-394) et des saints tel que Saint-Paulin(353-431). Le moyen-âge Au IVe siècle la ville est christianisée par Saint-Hilaire et Saint-Martin, mais sa période de faste et de prospérité va marquer un coup d'arrêt avec les invasions des Vandales (408) et des Whisighotes et ensuite les Francs en 498. Le VIIe siècle sera marqué par la construction d'édifice fort tel que les églises Saint-Rémy, Saint-Simon et Saint-Pierre. Le grand mouvement musulmans du début du VIIIe siècle va conquérir la ville en 731 par l'émir Abd al-Rhaman qui pilla la ville mais en 735 Charles Martel la reconquit. Puis en 847 c'est au tour des Normand de mettre le siège sur la ville avec à leur tête le chef Viking Hasting. Charles le Chauve tenta bien de secourir la ville mais ne put pas grand chose face à la flottille Viking mais il sera tout de même couronné Roi d'Aquitaine. Il faudra attendre le XIIe siècle pour que la ville reviennent au niveau qui était le siens. Le mariage d'Elionor d'Aquitaine avec le roi Henry Plantagenet en 1154 fait d'elle une ville anglaise durant trois siècle durant ainsi que toute l'Aquitaine. La ville s'agrandit et vit s'installer de nouveaux artisans tisseurs, charpentiers et fustiers. Puis Jean sans Terre offre à la ville le pouvoir administrative, la Jurade de Bordeaux est nés. Au cours du XIIIe siècle la ville redevint prospère grâce notamment au commerce du vin avec l'Angleterre. La cathédrale Saint-André et la Grosse Cloche sont construites. La ville verra le couronnement de son archevêque en 1305 (Clément V). De 1362 à 1372, Bordeaux se verra capitale d'un état indépendant sous le règne du Prince Noir. La ville sera incendié en 1403, puis reprise des mains des Anglais par Charles VII en 1451 mais récupérer par Jhon Thalbot l'année suivante. En 1453, la ville redevient Française suite à la bataille de Castillon et c'est la fin de la guerre de cent ans entre Anglais et Français. Le roi Louis XI rend sa liberté à la ville en lui offrant un parlement. L'époque moderne ou la lente intégration de Bordeaux au Royaume de France du XVI au XVIIe siècle Le début de l'époque moderne à Bordeaux s'accompagne pour elle du bouleversement de l'empirisme Anglais vers la Royauté Française. Le changement est radical et profond. Il modifie en substance le domaine politique (mise en place d'un état puissant dans le royaume de France), le domaine économique (le commerce du vin avec l'Angleterre est fragilisé voire arrêté), le domaine culturel (la ville est influencée par la renaissance et les courants humanistes (Montaigne et La Boétie) ainsi que par les guerres de religions entre catholique et protestant). En 1548, une térrible révolte de la population Bordelaise contre les lois de finance en vigueur imposée par le Rois de France (Henry II) va sonner le glas d'une terrible répression qui va s'étendre dans l'enceinte de la ville (condamnation à mort de 140 personnes) et dans la campagne alentours ou les meneurs seront pendus. La ville perd alors ces privilèges, est condamné à payé une amende, son parlement est dissous et elle est désarmée. Il faudra attendre 1549 pour qu'Henry II amnistie la ville. Ce fait très marquant va inspirer à Etienne de la Boétie son "Discours sur la servitude volontaire". En 1563, la ville est sévèrement touchée par le massacre entre catholique et protestant. Charles IX entre dans la ville en 1565 et tente d'apaiser le climat de conflit. Mais cela n'empêchera pas l'extermination répété de la Saint-Barthélemy le 3 octobre 1572 faisant deux à trois cent morts. Il faudra attendre l'élection de Montaigne en 1585 pour voire la ville sous le règne de la paix et voire fleurir un nouveau commerce, celui de la pastel de Gironde. Le XVIIIe siècle ou le siècle de l'or par l'exploitation des esclaves A partir de la seconde moitié du XVIIe siècle et jusqu'a la Révolution Française, la ville prospère par l'exploitation des esclaves via son port négrier ou il est également réalisé le commerce du sucre colonial et du vin. Le commerce triangulaire vit s'enrichir démesurément les bourgeois Bordelais qui étaient également propriétaire de nombreuses plantations sur l'ile de Saint-Domingue. La ville verra sa physionomie radicalement changée et archevêque, intendant et gouverneur du Roi viendront s'installer. Ils vont assécher les marécages, et restaure les anciens remparts. Des arcs de triomphes majestueux vont voire le jour (la portes d'Aquitaine ou celle de Bourgogne en sont de beaux exemples) et Victor Louis construira l'opéra de la ville. A la fin du XVIIIe siècle la ville deviendra une ville lumière dont Montesquieu sera le précurseur. Le jardin public verra le jour réalisé par l'architecte de Louis XV lui même (Ange-Jacques Gabriel). Il donnera également naissance à la magnifique place de la Bourse donnant sur les quais. La ville devint capital Européenne. Durant la révolution, la ville se rallie aux révoltés et devint capitale de la Gironde en 1790. Les Girondins (groupe politique) se forme mais ils seront exécuter en juin 1793 se qui provoqua un soulèvement contre la commune de Paris. Tallien fait régner la terreur et sous l’égide de Lacombe 300 exécutions viennent alourdir un peu plus cette sinistre période. Un blocus continental vint appauvrir la ville au niveau de ses finances mais également au niveau de sa population. En effet, la ville passe de 110 000 habitants en 1789 à 69 000 habitants quelques années plus tard. En 1814, le maire décide de se rattacher au bourbon. Au début du XIXe siècle la ville est ruinée par les guerres Napoléoniennes. L'immense place des Quinquonces vint remplacer le château Trompette, le premier pont sur la Garonne est construit (le pont de pierre). La ville va s'étendre vers l'Ouest avec la construction de maisons basses appelé échoppes qui seront les maisons typique de l'architecture Bordelaise. L'époque contemporaine En 1840, après la chute du premier Empire, le port redevint un haut lieu d'échange et de commerce. A la fin du XIXe siècle, la ville s'industrialise et voient s'implantée des industries chimique, des huileries, des entreprises alimentaires et métallurgiques, mais au même moment une moisissure du nom de phylloxéra touche les vignobles. Le 7 mai 1841, la première ligne du chemin de fer est ouverte entre Bordeaux et La Teste puis en 1852 entre Bordeaux et Angoulême qui la relie à Paris. En 1870, le gouvernement est établie à Tours et se replie à Bordeaux d'ou sera mené la résistance, c'est l'invasion Germanique. Pendant la première guerre mondiale, la ville redevint un haut lieu de la vie politique Française puisque le gouvernement se replie et accueille les troupes Américaine. Puis durant la seconde guerre mondiale, le gouvernement retournent dans la ville pour la troisième fois (ce qui lui vaudra le doux nom de "capital tragique"). Les Allemands quittent Bordeaux le 28 aout 1944 non sans avoir déporté de nombreux juifs Bordelais avec la complicité d'un certain Maurice Papon consul de Bordeaux à l'époque. Heureusement, au moment de signé l'armistice en Juin 1940, le consul du Portugal, Aristides de Sousa Mendes délivrent pas moins de 30 000 visas aux personnes désirant fuir le pays. En 1947, Jacques Chaban Delmas chef de la résistance durant la guerre est élus maire de la ville, il donna la priorité au domaine de l'aérospatial et nautique qui fit rayonné aujourd'hui encore la région en matière de nouvelle technologie. De 1960 à 1975, d'importante réalisation voient le jour comme la réalisation de la rocade, l'exportation de l'université en banlieue ou encore la construction de trois pont au dessus de la Garonne. En 15 ans la ville c'est étendu autant qu'en un siècle et demi passé. Jacques Chaban Delmas reste maire jusqu'en 1955 puis Alain Juppé sera élue jusqu'en 2004 année ou il est contraint à démissionné, remplacé par Hugues Martin qui démissionne deux ans plus tard et des élections anticipées auront lieu qui verront Alain Juppé être élus a 52% des voix pour 44% de participation. |